Selon le Talmud, escroquer les "goyim" est non seulement permis, mais même considéré comme un devoir religieux !
Sur les sites Internet de propagandes anti-Talmudiques circulent des pseudos passages qui se trouveraient dans le Talmud encourageant les Juifs à voler et à escroquer les "Goyim".
Il y a quelques temps (l'année dernière), un musulman s'est amusé à comparer l'étique islamique en matière de finances avec l'étique juive en matière de finance, et a "cité" 13 passages du Talmud et du Shoulchane Aroukh pour "prouver" que le Judaïsme n'a pas d'étique financière et permet d'escroquer les non-Juifs.
Ces 13 passages et l'analyse de ce musulman furent publiés ici : http://www.paperblog.fr/2166752/finances-islamique-vs-finances-juives/
Lorsque ce lien est parvenu à notre connaissance, nous lui avons bien évidemment répondu, et depuis lors, cet article a été retiré, car il a admit qu'il n'avait fait que recopier bêtement ce qu'il avait trouvé sur Internet, sans même avoir prit la peine de vérifier.
Voici la réponse que nous avions donné à son article. Nous avions cité un à un les 13 pseudos passages Talmudiques mentionnés dans son article :
1) Babba Bathra 54b: "La propriété du non-juif appartient au Juif qui l’utilise le premier.”
Ceci est une diffamation venant de quelqu'un qui ne sait pas lire l'araméen. Ce n'est écrit nulle part. Mais citons tout de même ce qui y est écrit pour clarifier d'où vient l'erreur : "A l'occasion d'une transaction entre un idolâtre (vendeur d'un bien immobilier) et un juif (acheteur de ce bien) la propriété de l'idolâtre (concernant le bien en question) est comme le désert: le premier qui se l'approprie en devient légalement propriétaire. Pour quelle raison? Par ce qu'une fois que l'idolâtre a reçu son argent il se considère comme n'étant plus le propriétaire du bien en question, n'étant personnellement pas concerné par la législation juive. Tandis qu'aux yeux de celle ci la transaction ne prend valeur qu'une fois le contrat de vente [dûment rempli] est transmis du vendeur à l’acheteur. C'est pourquoi [entre le moment du paiement et celui de la transmission du contrat] ce bien immobilier se retrouve sans propriétaire (le premier s'étant retiré, suivant la conception païenne, alors que le second n'en a pas encore pris possession, suivant la loi juive) et, comme tout terrain qui se trouverait dans le désert, la personne qui se l'approprierait (à ce moment là) en deviendrait légalement propriétaire".
Donc si quelqu'un vient prendre possession du terrain entre les deux opérations, c'est le juif qui est perdant et non l'idolâtre ! Et celui qui se l'est approprié devra rembourser la somme déboursée, et il est de plus considéré comme un impie pour avoir fait cela.
Voir la conclusion détaillée dans le Shoulchane Aroukh Choshen Mishpat 194-2 (voir aussi le commentaire de Rashi sur ce passage du Talmud susmentionné) où il est explicite que:
1) c'est interdit de le faire (mikré rasha)
2) il devra rembourser la somme (venosen larishon es adamim)
3) que tout ceci n'est valable que dans le cas où il n'y a aucune autre loi locale mais si la loi du pays est différente et stipule qu'il ne devient pas possesseur du terrain, on suit la loi du pays. (bamé dvarim amourim bemakom shéein mishpat yadoua lameleh, aval im …. ossim kefi mishpat ameleh)
2) Baba Kamma 37b: “Les non-juifs sont hors de la protection divine et Dieu a exposé leur argent à Israël”.
Ça c'est faux. Premièrement la référence n'est pas exacte, c'est Baba Kamma 38a, et ensuite ce n'est pas exactement ce qui y est écrit, en effet, il ne s'agit pas d'être en dehors de la "protection divine" mais de ne pas respecter les commandements divins, c-à-d les 7 lois noa'hides (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d'adultère, ne pas pratiquer l'idolâtrie, ne pas arracher et consommer un membre d'un animal vivant, ne pas maudire D.ieu, et l'obligation d'instaurer la justice c'est-à-dire vivre dans un pays qui a une justice, des tribunaux etc.… ) et il est donc dit que D.ieu a "exposé" l'argent des personnes qui transgressent ces lois noa'hides (les voleurs, assassins etc…).
Et encore cela ne signifie pas qu'il soit permis de les voler mais simplement de ne pas leur courir après pour leur restituer une erreur en leur défaveur qu'ils auraient commise en rendant la monnaie. [C-à-d que si un assassin/voleur, etc… me rend trop de monnaie (après que je lui ait acheté quelque chose) je ne suis pas tenu de le lui faire remarquer dans la mesure où c'est lui qui s'est trompé et pas moi qui l'ai trompé.]
Et la raison est qu'étant donné que cette personne est dangereuse pour la société et fait le mal sur terre, même s'il est évidemment interdit de la voler, il est permis de ne pas lui restituer ce genre d'erreur pour ne pas lui permettre de commettre de nouveaux crimes avec cet argent !!!
Mais bien entendu il ne s'agit pas de n'importe quel non-juif comme ce que veut laisser croire la personne qui a cité cette référence (sans avoir vérifié la source), prompte à croire tout le mal que l'on peut inventer sur les juifs et le Talmud, malgré le ridicule que comporte ces accusations.
D'ailleurs sur la page en question dans tous les talmuds du monde, il y a les gloses "Shita Mekubetset" (en bas à gauche de la page, dans les éditions classiques) où est cité le Méiri (célèbre commentateur du Talmud au tout début du 14ème siècle) qui écrit clairement que ceci ne concerne que ceux qui transgressent les 7 lois noa'hides et qui sont par conséquent des barbares sans foi ni loi, mais un peuple qui respecte les 7 lois noa'hides et à plus forte raison qui respecte un quelconque code religieux ou civil (oumot agdourot bedarkei datot ounimoussim) est évidemment exclu de ces considérations.
Est aussi imprimé, sur la même page, le commentaire du rabbin Yehonathan (fin du Moyen-Age) qui souligne clairement que cette loi ne concerne que les malandrins enclins à transgresser tous les préceptes des " 7 préceptes noa'hides" (ahzarim velev ra laem vehashoudim al kol sheem metsouvin mishéva mitsvot…)
Enfin, bref, on pourrait multiplier les références parmi les commentateurs mais à quoi bon ?
Il semble clair que la personne en question est soit mal intentionnée soit parle de ce qu'elle ne connaît pas. Car pour ne pas voir au moins ce qui est imprimé sur la page même, il faut soit beaucoup de mauvaise volonté soit beaucoup d'ignorance.
3) Baba Kamma II 3a: "Les Juifs peuvent mentir (utiliser des subterfuges pour tromper les non-juifs".
4) Baba Kamma 113a: "Tout Juif est autorisé à mentir et à être parjure pour ruiner un non-juif."
Dans un concours de mauvaise foi , je crois que notre mal intentionné aurait toutes ses chances pour remporter le 1er prix.
Car une fois de plus tout ceci est faux et ne figure pas dans les textes en question.
[Évidemment la technique qui consiste à inventer que les juifs peuvent mentir pour tromper les non-juifs, lui permettra de qualifier de mensonge ce que nous disons sur ces passages, en arguant que le juif ment pour tromper le non-juif. La belle affaire !
Mais manque de chance pour notre détracteur, il y a encore sur terre des non juifs qui savent lire et comprendre l'araméen, et ils pourront témoigner, eux qui ne sont pas censés mentir aux non-juifs, que le menteur ici c'est bien l'auteur de ce ramassis de références falsifiées].
Ici encore nous allons devoir citer ce qui est écrit dans ces textes afin de clarifier d'où vient l'erreur, ou comment le texte a été déformé.
Le Talmud dit qu'il est interdit de revêtir un habit comportant du shaatnez (mélange de lin et laine), même par-dessus dix autres vêtements (et donc il ne tire pas profit de l'habit) dans le but de dissimuler un habit à la douane.
Le Talmud s'étonne et rappelle qu'il est interdit de frauder la douane et qu'il faut respecter les lois et payer la douane !
Et il répond qu'il s'agit d'un cas où il est permis de frauder : dans le cas où le douanier profite de sa situation et prend plus que la part qui lui revient, il est donc permis de dissimuler une partie de la marchandise afin de ne payer que ce que l'on doit réellement payer d'après la loi locale, sauf s'il est nécessaire pour cela de transgresser l'interdit de shaatnez, auquel cas il faudra se résigner à se faire "taxer" par ce douanier malhonnête.
Suite à cela le Talmud propose une deuxième possibilité (qui justifierait le fait de dissimuler des habits pour éviter de payer la douane): si le douanier est cananéen (et que l'argent des droits de douane lui revient).
Aussitôt le Talmud s'étonne et dit qu'il est malgré tout interdit de voler un cananéen. Et le Talmud répond qu'il est interdit de le voler, mais qu'il est permis de ne pas lui donner tout ce qu'il réclame (en dissimulant une partie des habits sous d'autres habits, toujours s'il n'y a pas d'infraction de shaatnez).
Et là encore il ne s'agit pas des non-juifs de manière générale mais bien du cananéen, un peuple qui ne respectait pas les 7 lois noa'hides.
Et là encore, sur la page même, dans tous les talmuds du monde, il est écrit (toujours "Shita Mekoubetset" par le Méiri): "et ceci ne concerne évidemment que les cananéens adorateurs d'idoles, voleurs, et qui n'ont aucun code de loi etc…" (vezé davka beknaanim ovdé élilim, anassim, shéeynan gdourim bedarkei adatot ….)
Une fois de plus nous constatons que l'accusateur ne s'est pas donné la peine de vérifier si ce qu'il avançait était vrai.
Bref, il est vraiment dommage, quand on ne sait pas lire l'araméen (ou au moins l'hébreu), de citer dans ces langues des références soit disant accusatrices ! Mais voilà qu'une personne mal intentionnée ressort ces citations falsifiées du placard de l'Histoire et s'imagine qu'elle pourra faire admettre ces contre vérités conformes à son idéologie. Que peut-on pour ce personnage si ce n'est prier pour qu'il guérisse de ses obsessions.
5) Choschen Ham 156, 5 Hagah: "Le Juif est autorisé à faire commerce avec le Gentil (non-juif), le tromper et prendre son argent parce que la richesse des non-juifs doit être considérée comme une propriété commune qui appartient au premier qui peut en prendre possession."
Ici encore c'est de la mauvaise foi, ou de l'ignorance de l'hébreu.
Tout d'abord la référence correcte est Choshen Mishpat 156:5 , et idem pour les suivantes nommées Choschen Ham: il faut dire Choshen Mishpat.
Ensuite, de nouveau, il ne s'agît pas du "Gentil" ni du "non-juif" mais du "oved kokhavim oumazalot", en abrégé: "akoum", littéralement "l'adorateur d'étoiles et d'astres".
C-à-d l'idolâtre qui adore les étoiles et s'en remet entièrement à ces dernières, qui, selon lui, ne lui interdisent ni le meurtre ni le vol etc… tout comme ces adorateurs du Baal dont la Bible parle; des barbares qui sacrifiaient des enfants dans le feu pour leurs idoles, qui pratiquaient l'inceste et autres crimes au nom des étoiles.
Et encore une fois, la citation, ignorance et/ou mauvaise foi, est tout à fait inexacte.
Voici ce qui y est dit: "Un artisan juif qui à l'habitude de se faire employer par un certain idolâtre,[ Il y a certains endroits où le tribunal rabbinique interdit à tout autre juif d'essayer "d'empiéter sur le terrain" du premier juif et de se faire engager à sa place chez l’idolâtre. Par contre il existe d'autres endroits où] le tribunal rabbinique n'empêche pas un autre juif [d'aller chez cet idolâtre, et, par exemple, de lui prêter de l'argent afin d'entrer en contact et ensuite] "d'empiéter sur le terrain du premier juif" en proposant ses propres services à l’idolâtre en question. Car le tribunal rabbinique ne serait pas en mesure d'imposer sa loi à l'idolâtre et donc ne se mêle pas de sa décision. Ses biens sont donc considérés "hors-législation" et sont à comparer au cas de "biens sans propriétaire", dans lequel le tribunal rabbinique n'intervient pas (pour trancher entre deux personnes qui seraient en rivalité pour acquérir des biens abandonnés; le premier à s'en saisir en deviendra le propriétaire et l'autre ne pourra argumenter avoir "pensé" s'en saisir avant). Ici aussi puisque l’idolâtre échappe à la législation juive, le tribunal ne s'en mêle pas".
Donc, la propriété de l'idolâtre n'a été comparée aux "biens abandonnés" que pour dire que le tribunal ne se mêlera pas de la dispute entre deux juifs qui rivalisent pour être employés par un idolâtre, et non pour dire que les juifs peuvent s'emparer de la propriété d'un idolâtre comme si c'était un bien abandonné.
6) Choschen Ham 183, 7: "Si deux juifs ont trompé un non-juif ils doivent partager le profit."
Encore une fois , c'est faux !
il n'est pas question de non-juif, mais de "akoum" (abrégé de "oved kokhavim oumazalot" = adorateur d'étoiles et d'astres…).
Et voici ce qui y est dit: si Mr X envoie Mr Y récupérer de l'argent qu'un "akoum" (= criminel…) lui devait, et que ce "akoum" se trompe et donne plus que la somme due, Mr Y s'il s'en est rendu compte peut garder l'excédent. Par contre si Mr X n'envoyait pas Mr Y récupérer une dette du "akoum", mais que Mr X et Mr Y vendaient quelque chose au "akoum" et que ce "akoum" s'est trompé etc… là Mr Y doit partager la somme en question avec Mr X.
Et encore une fois tout ceci n'est pas applicable vis-à-vis d'un non-juif "normal" (c'est à dire qui n'est pas assassin, voleur etc…).
Mais il est malgré tout interdit de le voler "directement", et ce même s'il ne s'en rend pas compte, car "voler" est mauvais et c'est la porte ouverte à d'autres délits, mais aller lui rendre la différence de monnaie lorsqu'il s'est trompé n'est pas jugé convenable dans la mesure où l'on sait qu'il en fera un usage criminel.
Et bien entendu, comme toujours en matière d'argent, si la loi locale interdit cette pratique et oblige le citoyen à rendre une erreur de monnaie même à un assassin, le juif est tenu de suivre la loi locale et d'aller rendre la somme, même infime, et à plus forte raison si elle est importante, au "akoum" assassin, et ce, même si l'on sait clairement que le "akoum" prépare un mauvais coup.
Car en matière d'argent , tout juif est tenu par le Talmud (Nedarim 28a, Baba Kama 113a et 113b, Gittin 10b, Baba Bathra 54b et 55a) de donner la priorité aux lois du pays (=Dina demalkhouta dina).
7) Choschen Ham 266, 1: "Un juif peut garder tout ce qu’il trouve si ce qu’il a trouvé appartient à un non-juif. Celui qui retourne un bien à un non juif accroît la puissance des non-juifs. Il est louable toutefois de retourner le bien au Gentil si cet acte conduit les non-juifs à considérer les juifs comme honorables ».
Encore du mensonge et rien que du mensonge !
Voici ce qui y est dit: "l'objet perdu par un "akoum" est permis (à celui qui le trouve), et celui qui le lui restitue commet un péché, car il lui permettra de commettre des crimes avec. (ce passage en araméen : avedat akoum mouteret. Veamakhzira aré zé over avéra mipné shéou makhzik yedé ovré avéra)".
Encore une fois il ne s'agît que du "akoum" (ayin – kaf – vav – mem = initiales de Oved Kokhavim OuMazalot = adorateur d'étoiles et d'astres= assassin, voleur sans foi ni loi).
Il est donc évident que cette loi ne s'applique pas en France par exemple, tant que la personne qui a perdu l'objet n'est pas un criminel avéré, ni non plus dans n'importe quel pays civilisé où les habitants ne sont pas des barbares, ce qui, B'H, est de plus en plus rare sur terre (qu'un endroit ne soit pas régit par des lois).
Voir aussi le commentaire du Méiri sur Sanhédrin 76b (dans l'édition classique de Zikhron Yaakov 1978, c'est tome 6 page 73 en bas) précisant une fois de plus que cette loi ne concerne évidemment que les "ovdé aélilim vekayotsé baem mibaalé aémounot akdoumot…" = les adorateurs d'idoles et ceux qui leur ressemblent parmi ceux des croyances anciennes – comme les adorateurs du Baal etc…
Là aussi on pourrait multiplier les sources dans les commentaires mais c'est tellement évident et simple que ça en devient un peu ridicule.
Il est incroyable de voir que ce musulman, auteur de ces références, n'aie pas honte de falsifier systématiquement les textes. C'est pourquoi, il ne fait aucun doute que ce musulman n'a en fait même pas lu le Talmud mais qu'il s'est basé en fait sur une liste toute faite de références que quelqu'un sans les connaissances nécessaires s'est contenté de reproduire, mais qu'il n'est certainement pas allé vérifier si ce qu'il écrivait se trouvait réellement dans ces livres. Pourquoi se donnerait-il la peine de vérifier ? Après tout, c'est super d'avoir des choses pareilles à dire sur les Juifs et leur "Talmud satanique" !
Accordons à cette personne un Limoud Z'khout (juger cette personne avec indulgence), car il doit être enclin à faire confiance à n'importe quel informateur pourvu que cela le conforte dans ses opinions anti-Juives et anti-Talmudiques résultant de la transmission de croyances par des gens mal intentionnés ou naïfs, qui eux aussi à leur époque ont cru tout ce qu'ils trouvaient de négatif sur les juifs dans les écrits antisémites.
Franchement toutes ces idées devraient être démodées. C'est triste qu'il en soit encore à des concepts des âges noirs dont toute l'humanité éclairée a déjà reconnu le ridicule et le non fondé.
Conseillons-lui de se documenter un peu, de ne pas s'abreuver à une seule source, et de réfléchir au fait que de nombreuses personnes qu'il respecte seraient déçues d'apprendre qu'il adhère encore à ces idées.
Chez les musulmans, parmi lesquels on trouve malheureusement aujourd'hui des ignorants et des haineux bornés, nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à dire clairement que c'est de la bêtise entretenue au sein des croyants par des dirigeants fanatiques et mal informés. D.ieu merci, tous les musulmans n'adhèrent pas nécessairement à toutes ces bêtises qu'on rapporte sur Internet au sujet des Juifs.
8) Sanhedrin 57a: “Un juif peut ne pas payer le Gentil pour le travail effectué par celui-ci.”
Là aussi, il ne s'agît que d'un idolâtre mais pas du "Gentil".
Voir aussi le Méiri (tome 6 page 59 en haut) qui dit :
"mais s'il s'agît d'un non-juif qui respecte les 7 lois noa'hides il n'est pas concerné, car tout non-juif qui respecte les 7 lois noa'hides (=qui est civilisé et honnête) fait partie des "justes des nations" ('hassidé oumot aolam) et des gens qui respectent une religion, et il aura part au monde futur (veyesh lo 'helek leolam aba)".
Ah oui, parce qu'il faut préciser qu'avec toutes les critiques sur le judaïsme de la part des autres religions, il ne faut pas perdre de vue que le judaïsme NE PEUT PAS TOLERER DE DISCRIMINATION RACIALE dans la mesure où elle prévoit aussi un rôle aux autres peuples (et pas seulement à ses adeptes Juifs) et leur réserve la félicité dans le monde futur s'ils se conduisent bien (selon l'entendement moral; ce qu'on appelle respecter les 7 lois noa'hides). De ce fait, les musulmans qui respectent leur religion (et respectent les autres) sont considérés comme des "justes", et aucun mal ni discrimination ne peut être fait à leur égard. C'est pour cela qu'on dit que c'est la seule religion monothéiste qui ne prône pas la conversion des non-Juifs, puisqu'on peut être un non-juif tout en étant aimé de D.ieu, en se comportant bien (les 7 lois noa'hides).
Un bon musulman ou un bon chrétien sera accueilli à bras ouverts par D.ieu. Ils n'ont pas besoin de se convertir au judaïsme; lorsqu'on n'est pas juif on peut le rester sans compromettre son avenir dans le monde futur. Mais on peut aussi choisir de se converti au Judaïsme, puisque le Judaïsme est une foi et non une race !
Le judaïsme promet la félicité dans le monde futur à tout homme intègre, sans distinction de race ni de couleur ni de sexe ni de religion (monothéiste). Voir par exemple ce qui est écrit dans Tana Debé Eliyaou §9 (au début du chapitre) : "je prends à témoin le ciel et la terre que tout homme, juif ou non juif (beyn israel beyn nokhri), homme ou femme, esclave ou servante, en fonction de ses actes, l'esprit saint (roua'h hakodesh) l'habitera". C-à-d que même l'esprit saint peut habiter tout homme, juif ou non-juif, sans distinction de religion (monothéiste), ni de sexe, ni de classe sociale. D.ieu est proche de tout homme intègre. Voir aussi ce qui est écrit dans le Talmud au traité Sanhédrin 59a : "même un non-juif qui respecte les lois que lui indique la Thora (=les 7 lois noa'hides) est comparable au grand prêtre du Temple de Jérusalem (aré ou kecohen gadol)".
Et il y a encore dans le Talmud, de nombreux textes qui vont dans ce sens de respect à l'égard des non-Juifs intègres.
Comment, dès lors, s'imaginer que le Talmud ne respecterait pas la propriété d'un non-juif alors qu'il le hisse au rang le plus élevé du judaïsme: "comparable au grand prêtre…" ???? Cela nous dépasse !
9) Schabouth Hag. 6b: "Les Juifs peuvent prêter un faux serment par subterfuge (en jouant sur le sens des mots). "
Là ça va être difficile de trouver la source falsifiée, car "Schabouth Hag" ça ne veut rien dire et n'existe pas. Ce n'est pas le titre d'un traité du Talmud ni non plus une référence au Shoulchan Aroukh, ni à aucun livre juif.
Il y a bien un traité du Talmud dont le nom est Shevouot mais "Hag" ne correspond à rien, et en page 6b de Shevouot il n'y a rien qui puisse, même une fois déformé, ressembler à ce que notre accusateur prétend y avoir trouvé.
Et le problème c'est que dans tout le Talmud on ne trouvera pas cette phrase.
10) Talmud IV/1/113b: "Le Juif est autorisé à exploiter l’erreur d’un non-juif pour le tromper”.
Tiens, ça aussi c'est caractéristique, car Talmud IV /1/113b c'est une autre manière de renvoyer à Baba Kama 113b (car Baba Kama est le premier traité du tome IV de certaines éditions anciennes) référence déjà citée en accusation n°3 plus haut (113a).
Donc, en fait c'est lui qui joue sur les mots!
L'accusation est fausse, comme d'habitude.
Il n'y est dit que ce que l'on a déjà dit, à savoir qu'il n'est pas écrit "nokhri" (=non-juif) mais "akoum" (= criminel).
Inutile de répéter.
Par contre il est peut-être utile de souligner une nouvelle fois le ridicule de ces accusations qui ne prouvent que la mauvaise information ou la mauvaise foi de l'accusateur.
Qu'il se renseigne convenablement, qu'il s'intéresse sincèrement, et cesse de dénigrer systématiquement tout ce qui n'est pas "ma religion" ou "ma conception". Il faut s'ouvrir un peu sur le monde, ça ne fait pas de mal, bien au contraire !
11) Talmud IV/2/70b: "Le Juif est autorisé à pratiquer l’usure sur le non-juif.”
La référence telle qu'elle est citée est: Talmud IV/2/70b, en fait le 2ème traité du tome IV se nomme Baba Metsia, et en page 70b il est écrit que le juif peut compter au non-juif des intérêts (ribith) sur un prêt d'argent. Mais l'usure est une pratique interdite.
La différence entre le prêt à intérêt et l'usure, c'est que le 1er est ce qui se fait partout en France comme ailleurs, lorsqu'on prête une somme importante, puisqu'on aurait pu la faire fructifier sur la durée. Par conséquent il est juste que l'emprunteur [qui dispose de cette somme pendant cette durée] paye des intérêts au prêteur.
Par contre l'usure, c'est de prendre beaucoup trop "d'intérêts", plus que ce que la logique et la loi ne le permettent, en profitant de la difficulté de la situation de l'emprunteur, et ça c'est interdit.
Donc ce que le Talmud permet, c'est ce que la loi française permet (et souhaite) ; demander un taux raisonnable d'intérêt.
D'ailleurs s'il était interdit de prendre des intérêts sur un prêt important, qui prêterait une grosse somme à un tiers alors qu'il pourrait la faire fructifier en la plaçant ? Par ailleurs l'emprunteur pourrait, lui, faire fructifier cette somme et en quelque sorte s'enrichir aux frais du prêteur.
C'est pourquoi il est logique qu'il partage le bénéfice avec le prêteur en lui payant des intérêts.
Est-il nécessaire de justifier le Talmud qui permet le prêt à intérêt dans le but de développer l'économie ? Est-ce là un si grand crime ?
12) Sotah, 12a: "L’argent du Juif pieux est plus précieux pour lui que son propre corps.”
Pour une fois, il (=notre accusateur ou son informateur d'origine) n'a pas ajouté de mots, il a seulement mal compris le texte.
Ce qui indique que c'était probablement la seule citation qui sans déformation allait dans son sens. Dans les autres cas, il savait bien qu'il ajoutait ou retranchait ou déformait pour arriver à ses fins, tandis que là c'est vraiment le texte, mais tout à fait mal compris.
Comment un être doté d'un minimum de bon sens pourrait s'imaginer que le Talmud dirait de ses propres adeptes et des plus pieux parmi eux, qu'ils préfèrent leur argent à leur vie ? Tout le monde sait très bien que les Juifs les plus pieux sont également les Juifs les plus pauvres financièrement !
Que faire de l'argent une fois mort ?
Seuls quelques insensés hésiteraient entre "la bourse ou la vie".
Dès lors comment croire que le Talmud dirait cela de tout juif pieux ?
Si encore il avait déformé le texte comme il en est accoutumé, et avait prétendu que le Talmud dit cela sur le non-juif, il aurait pu espérer une quelconque crédibilité chez les antisémites les plus convaincus, qui lui auraient fait confiance les yeux fermés, mais non, il ne craint pas le ridicule et soutient que le Talmud pense du mal des juifs !
Venons-en au texte.
Il y est dit: plus que son "corps" et pas plus que son "âme"/ sa "vie".
C'est-à-dire que l'homme pieux qui utilise chacune de ses possessions pour répandre le bien autour de lui, que ce soit en distribuant de l'aumône aux pauvres, ou d'une autre manière, et qui fait extrêmement attention de ne pas utiliser l'argent des autres, préférera son argent au confort de son corps.
Par conséquent il ne dépensera pas son argent futilement dans l'achat d'une voiture luxueuse, par exemple, s'il sait qu'il peut aider des pauvres avec cet argent. Il se contentera donc du minimum pour lui, afin de pouvoir donner le maximum aux autres.
Voilà ce que veut dire ce texte du Talmud.
Comment peut-on croire ce que notre détracteur voulait lui faire dire ?
13) Schulchan Aruch, Choszen Hamiszpat 348: “Toute la propriété des autres nations appartient à la nation juive qui est par conséquent habilitée à s’en saisir sans scrupules.”
Il faut dire Choshen Mishpat 348.
A part ça, c'est de la haute fantaisie !
C'est peut-être pour cela qu'il n'a pas donné la référence avec précision et s'est contenté d'indiquer le "siman" (=chapitre) 348 sans préciser le "séif" (=paragraphe), alors que plus haut, à chaque fois que le Shoulchane Aroukh était cité il précisait aussi le "séif" (Voir citations n° 5,6,et 7).
En fait il s'agit de 348:2 et voici ce qui y est dit: "Celui qui vole même une "perouta" (= 1 centime) transgresse l'interdit de la Thora "tu ne voleras point" et est obligé de restituer l'objet volé (même s'il faut voyager jusqu'au bout du monde pour rembourser un centime volé - voir Talmud, Baba Metsia 55a), et ce, sans distinction; qu'il ait volé un juif ou un même un "akoum", et sans distinction; qu'il ait volé un adulte ou un enfant".
Et là-dessus le "Rama" ajoute au texte du Shoulchane Aroukh qu'il est interdit de voler le "akoum" mais qu'il est permis de ne pas lui restituer l'erreur de monnaie (comme on l'a déjà expliqué plus haut), et ce, uniquement pour le "akoum" mais non pour le non-juif, car le "akoum", qui est un voleur et un assassin utilisera cet argent pour commettre d'autres crimes.
Bref , toutes ces références ne sont qu'un tissu de mensonges.
Si l'on veut mal interpréter les textes des Évangiles ou du Coran, c'est très facile, et on y trouve tout ce que l'on veut. Seulement le fait qu'il y ait eu et qu'il existe encore des adeptes de ces religions qui sont intègres, nous prouve bien que tout est une question d'interprétation. Donc, pourquoi les gens ne font-ils pas pareils avec le Judaïsme et ne se disent pas qu'il est possible que tout ce qu'on entend autour de nous sur les Juifs et le Talmud pourraient ne pas être vrai ? POURQUOI ? Mais au lieu de cela, ils sautent sur tout ce qu'ils lisent et accusent les Juifs et le Talmud de toutes les horreurs ! C'est injuste !
S'il fallait se baser sur le comportement ou sur la compréhension du Coran des fanatiques qui se réclament de l'Islam et prêchent la haine contre les Juifs, allant jusqu'à les traiter de singes et de gens maudits par D.ieu, on aurait vite fait de condamner le Coran sans réfléchir et de le considérer comme étant un texte qui excite les masses et les pousse au meurtre. On peut imaginer que si Mouhammad était vivant, il aurait lui-même mis un terme à tous ces excès qui ternissent l'image de l'Islam dans le monde.
Mais heureusement qu'il y a eu des musulmans comme Avicenne (Ibn Sina) puis Averroes (Abou al-Walid Ibn Roushd) et encore d'autres qui étaient très croyants et très respectueux de la vie humaine, ils étaient droits, sages et intègres.
Aujourd'hui aussi il y en a, seulement ils se font moins remarquer que les fanatiques, dont les médias préfèrent parler, tout comme il y a des Juifs intègres et antisionistes, mais dont l'image est salie par la masse sioniste.
De même, s'il fallait juger l’Église sur son passé fort peu glorieux, et sur ses crimes durant de longs siècles pendant lesquels elle a brulé vifs juifs, musulmans, protestants, ou toute personne qui avait une autre conception de "l'amour du prochain" que celle de ses papes et rois "très chrétiens".
Mais il y a eu heureusement des justes parmi les chrétiens et il y en a encore, D.ieu merci.
En conclusion, que les chrétiens et les musulmans qui s'intéressent au judaïsme se renseignent auprès de gens sensés [et de préférence pas trop ignorants des textes fondateurs], pour disposer de renseignements objectifs.